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Pourquoi ce projet

15 mars 2026 Recherche
Pourquoi ce projet

La question revient souvent. Parfois formulée avec bienveillance, parfois avec une pointe de scepticisme : pourquoi le Japon ? Pourquoi une maison abandonnée ? Pourquoi maintenant ?

Je vais essayer de répondre honnêtement. Sans romantisme excessif.

Ce que ce n’est pas

Ce n’est pas une fuite. Je n’essaie pas de disparaître dans une vallée japonaise parce que Paris ne me convient plus. Ce n’est pas non plus un fantasme wabi-sabi nourri par trop d’Instagram — même si j’ai conscience que l’esthétique joue un rôle dans ce qui m’attire là-bas.

Ce n’est pas non plus un projet immobilier au sens où on l’entend habituellement. Je ne cherche pas un investissement. Je cherche un endroit où vivre et travailler autrement.

Ce que c’est

C’est une conviction : il existe une façon de travailler, de créer du contenu, de vivre dans un lieu — qui ne ressemble pas au modèle dominant. Pas le nomadisme digital depuis un café à Lisbonne. Pas la résidence secondaire de luxe à Kyoto. Quelque chose d’autre.

Une maison akiya dans une petite ville japonaise, c’est une proposition radicalement différente : s’installer vraiment, apprendre à connaître les gens, participer à la vie locale, faire quelque chose d’utile pour un endroit qui en a besoin.

La promotion de lieux méconnus, l’accueil de voyageurs qui cherchent autre chose que les sentiers battus, la documentation de ce processus — tout ça forme un projet cohérent. Pas une aventure de passage.

La part d’incertitude

Je ne sais pas si ça va marcher. Je ne sais pas si je trouverai la bonne maison, si j’obtiendrai les bons visas, si je parlerai japonais suffisamment bien pour me débrouiller dans une administration provinciale.

Ce blog, c’est aussi ça : documenter l’incertitude. Pas seulement les succès. Les impasses, les demi-tours, les révisions de plan.

Si ça ne marche pas exactement comme prévu, au moins j’aurai appris quelque chose d’honnête sur ce que ça coûte d’essayer.